Hold Up d'Idées

Un style de gestion de réunion qui unifie plusieurs techniques de recherche d'idées et de développement de solutions. Voir présentation détaillée

Hold Up d'Idées

Un style de gestion de réunion qui unifie plusieurs techniques de recherche d'idées et de développement de solutions. Voir présentation détaillée

Un Hold-Up d’Idée est une méthode de brainstorming ludique et interactive qui a été développé ces dernières années par divers groupes passionnés par les techniques alternatives de développement de projet. Dans le but de résoudre des défis concrets rencontrés par des porteurs de projet (entrepreneurs sociaux, chercheurs, ingénieurs, gouvernement, ong...), les acteurs qui participent à un Hold-Up discutent et échangent des idées pendant 30 minutes, 1 heure, ou 2 heures, dans un format original qui leur permet de parvenir à des solutions.

Objectifs

Brain Storming, Brain Swarming, Métaplan (ou Post’it meeting), et autres techniques d’animation de groupes, se retrouvent ici dans un concept unificateur, qui porte son propre mode d’emploi et pratiques gagnantes.

Sous ce nom original de "Hold Up d’Idées" se cache une technique d’organisation du débat à la pointe des réflexions sur la participation et l’optimisation des échanges d’idées. Les hold-ups créatifs ont été mis en place pour accompagner et mettre en relation des entrepreneurs sociaux qui se trouvent, soit présent ensemble physiquement, soit reliés à distance, dans plusieurs régions d’un pays ou du monde, selon leurs projets.

Il s’agit d’un outil qui doit permettre d’optimiser l’intelligence collective au sujet d’un projet nécessitant de l’aide ou un apport d’idées neuves.

Méthode

Avant tout, il faut savoir que la méthodologie du hold-up n’est pas figée, elle se comprend au contraire comme une méthode mouvante en fonction des améliorations que les animateurs de ce type de séance voudront y apporter pour l’améliorer ou surtout, l’adapter à chaque cas de figure, et des remises
en question permanentes du modèle d’origine. Ces hold-ups d’idées s’entendent comme des "ateliers de créativité", dont le but premier est d’enrichir un projet choisi à l’avance.

Il y a une phase de préparation cruciale dans l’organisation d’un hold-up.

Comme l’expriment par exemple les membres de la société MakeSense qui a beaucoup développé l’utilisation des Hold-Ud d’Idée et qui sont acteurs de la démocratisation de cette technique à travers le monde, l’importance du temps de préparation se traduit bien par cette citation que l’on doit à Albert Einstein : "Si j’avais une heure pour résoudre un problème et que ma vie dépende de la solution, je passerais les 55 premières minutes à déterminer la bonne question à me poser, puis une fois la question identifiée, je pourrais résoudre le problème en moins de cinq minutes".

Cette préparation débute quelques jours, idéalement quelques semaines avant
l’événement. Il s’agit alors, pour les animateurs du hold-up, de rencontrer la personne qui porte le projet afin de définir en détail à la fois ses problématiques,
ses objectifs et ses contraintes (son "cahier des charges"). Cela constitue le défi. C’est également l’occasion de lister les questions qui seront posées lors du hold-up (que l’on peut limiter à 3, 6 ou 10 selon la durée du Hold Up).

Une fois la phase préparatoire achevée, il est temps de s’atteler à la mise en place de l’événement en lui-même !

Le déroulement

Un hold-up dure selon les situations 45 minutes, une heure, deux heures maximum, et prend en compte des groupes composés de 15 participants maximum.

Les questions qui découlent de la phase préparatoire sont alors posées une à une aux participants, qui doivent écrire leurs éléments de réponse sur des post-its. C’est la phase de divergence, lors de laquelle les idées foisonnent mais doivent s’exprimer de manière courte et claire (un mot, une expression). Il est avantageux de limiter l’exercice à dix idées par question posée par exemple, de manière à avoir une centaine d’idées à la fin de cette phase si nous avions posé 10 questions (ou 30 idées maximum, si nous avions posées 3 questions).

Dans une seconde phase, appelée phase de convergence, les animateurs sélectionnent les idées qui correspondent aux objectifs ainsi qu’aux contraintes fixées au départ par le porteur de projet. Ils les classent ensuite par thèmes.

L’étape suivante consiste à former des petits groupes de quatre personnes, qui vont réfléchir en profondeur sur les thèmes qu’ils affectionnent particulièrement. On leur demande alors de formuler et/ou d’affiner leurs idées sous forme de titres de journaux, ceci afin d’adopter une formulation affirmative et factuelle. Une fois ce premier temps terminé, il convient alors de traduire chaque idée en un dessin, autrement dit de concrétiser encore un peu plus l’idée de départ. Enfin, ces dessins sont photographiés pour être conservés sous forme d’Actes de la réunion et de futurs matériaux de travail.

Les difficultés

Les hold-ups créatifs partent d’une démarche "tous pour un", c’est-à-dire que la motivation principale des participants doit être de venir en aide à un porteur de projet. On doit donc prendre garde à expliciter le fait qu’ils vont sans doute, lors de ce hold-up, plus apporter des connaissances et des idées qu’en retirer de l’expérience.

Il faut absolument éviter l’écueil des participants qui ne savent pas trop pourquoi ils sont là, et qui en ressortent déçus pour cette même raison.

Autre situation possible, découlant de la volonté d’organiser une telle séance pour "vider le sac" de toutes les parties prenantes, afin que tout le monde ait pu apporter ce qu’il voulait dire, ou apporter, au groupe. Si le resserrement final qui suit la convergence ne va pas assez loin, le groupe risque d’être encore trop dans les évocations larges, pour passer à l’action dans la rédaction de son Projet. Il est donc important de passer assez de temps à l’exercice de convergence.

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